L’énergie en question

La problématique énergétique est au cœur de nos propositions écologiques, ce texte concerne donc les économies à réaliser, indispensables, ainsi que la mise en place d’une production locale, souhaitable.

La première source d’énergie, celle qu’on économise !

S’il est nécessaire d’avoir une approche ambitieuse et volontaire de rénovation thermique des bâtiments publics, il est indispensable d’y associer les projets privés d’isolation. Les municipalités doivent offrir un soutien actif, que ce soit par des expertises techniques ou des conseils pratiques. Tous les projets impliquant une meilleure gestion de l’énergie ont vocation à être accompagnés, si ce n’est réalisés, avec le concours financier et technique de la puissance publique.rénovation thermique

Faisons en sorte de promouvoir une utilisation responsable des ressources énergétiques sur les territoires gérés par nos communes. Celles-ci ont un pouvoir de décision non négligeable sur l’implantation des constructions nouvelles. Elles doivent donc s’assurer qu’un partenariat responsable et écologique s’instaure entre elles et les maitres d’ouvrage. Impliquons tous les acteurs dans une saine concurrence qui ne soit pas basée uniquement sur des critères marchands.

Réalisons une étude approfondie des déplacements intra- et inter-cité et, si nécessaire, proposons des moyens de transport publics, électriques et gratuits. Cette alternative à la voiture individuelle limiterait la pollution automobile. Utopique ? Et pourtant, le groupe Bolloré, via “Autolib” négocie avec la ville de Nogent sur Marne l’installation de places de stationnement dédiées à ses véhicules électriques et équipées de bornes de recharge.

Ne commettons pas avec ce chantier d’avenir l’erreur commise dans la gestion de l’eau, où notre communauté d’agglomération se trouve, et pour plusieurs années encore, dépendante du secteur privé et de ses objectifs de rentabilité, bien loin de l’intérêt général.

Gardons notre autonomie de décision !

Pourquoi ne pas créer un label éco-responsable propre à notre ville ? Nous possédons déjà le label informel “Immeuble Taravella”, présent dans de très nombreuses agences immobilières nogentaises. Celui-ci garantit une qualité de construction liée à la bonne réputation de l’entreprise “Taravella-Cavanna”, qui officia de l’après-guerre aux années 90. Nous pouvons tout à fait décerner un label communal aux réhabilitations, rénovations ou constructions neuves. Nous assurerions ainsi les futurs acheteurs et locataires de s’installer dans une construction présentant des critères environnementaux et énergétiques soucieux du respect de normes écologiques exigeantes et in fine, économiques à l’usage et respectueuses de l’environnement.

Développons des moyens de productions alternatifs déjà éprouvés !

Les panneaux solaires ou photovoltaïques, les éoliennes ou la géothermie, sans apporter une totale autonomie énergétique, peuvent concourir à diminuer la facture énergétique des bâtiments collectifs. Sans recourir à des forages lourds et compliqués à mettre en œuvre, la captation des différences de températures entre profondeur et surface permet déjà de refroidir ou réchauffer l’air ambiant d’équipements collectifs ou commerciaux. Cette utilisation du sous-sol est aussi très souvent accessible aux petits immeubles et aux maisons individuelles.

Valorisons les espaces disponibles et inconstructibles.

Le site de l’ancienne école Marie Curie, devenu parking public, peut être équipé de panneaux photovoltaïques. Ce projet offrirait, de plus, une couverture au moins partielle des places de stationnements récemment créées. Belle reconversion pour un site symbolique d’un passé scientifique glorieux mais étranger aux préoccupations environnementales.

Étudions l’installation d’éoliennes verticales

s’insérant bien plus facilement dans le paysage urbain et exemptes des nuisances sonores et environnementales propres aux éoliennes à hélice utilisées dans les projets actuellement à l’étude le long des côtes françaises. Le rendement de ces équipements est actuellement assez faible, mais seule une politique volontaire d’expérimentation permettra l’émergence d’avancées technologiques les rendant compétitifs face aux énergies fossiles, dont les coûts ne feront qu’augmenter et la disponibilité ne fera que diminuer.

Puisque nous parlons d’éoliennes, une structure commune à Nogent et au Perreux est adaptée à une utilisation responsable de l’espace public… Le Viaduc, dont les arches présentent un espace inutilisé peut se prêter à l’installation de micro-éoliennes silencieuses ou de panneaux photovoltaïques. Lançons une étude de faisabilité et associons Réseaux Ferrés de France, propriétaire du site. Ce type d’initiative s’intègre bien dans un partenariat entre la communauté d’agglomération et un grand opérateur public. Soyons audacieux !

Ce sont là des investissements à long terme, dont les bénéfices ne se mesurent pas en critères financiers, ils en deviennent alors hors de portée des acteurs privés, l’œil rivé sur le prochain bilan. Les acteurs publics que sont les communes n’ont pas à penser en termes de retour sur investissement, rentabilité immédiate, cours de bourse ou “part de la valeur ajoutée à reverser aux actionnaires”. Leur principale exigence doit être d’offrir en héritage aux générations futures une qualité de vie meilleure pour tous.

Il est plus que temps de prendre en compte l’environnement dans les décisions politiques locales. A nous de mettre en place une politique écologique solidaire et responsable !

Tout ceci n’est pas incompatible avec la viabilité économique, l’échelle de temps à prendre en compte est simplement différente. A titre d’exemple, et toute proportions gardées, Arianespace ou Airbus ont perdu de l’argent pendant des décennies avant de devenir des acteurs mondiaux de premier plan.